La force de la perspective

The Canadian Bar Association

Ann Macaulay

La pratique

Faire face aux perturbations de la pratique

Par Ann Macaulay août 3, 2017 3 août 2017

Faire face aux perturbations de la pratique

 

Nombreuses sont les choses qui peuvent perturber votre cabinet juridique, allant d’événements inattendus, comme une maladie soudaine ou une catastrophe naturelle, à des choses plus prévues telles qu’une grossesse ou un déménagement dans de nouveaux locaux. Heureusement, nombreuses aussi sont les mesures que vous pouvez prendre pour en minimiser les possibles répercussions. Le chaos ne fait pas bon ménage avec la planification avancée et l’organisation.

« Qu’avez-vous prévu au cas où vous vous faites renverser par un autobus? » C’est la première question à vous poser, affirme l’ancienne avocate Joanne Clarfield Schaefer qui travaille pour JSchaefer Coaching à Toronto et a dû prendre un congé de maladie inattendu en raison d’une dépression tout à fait imprévue.

Joanne Clarfield Schaefer conseille aux juristes de dresser une liste au cas où ils ne seraient pas en mesure de travailler. La liste devrait comporter notamment leurs mots de passe, les numéros de téléphone et les noms de leurs clients, ainsi que ceux des principales personnes au sein de leur cabinet. Si vous ne pouvez ni communiquer ni vous rendre au bureau, quelqu’un devrait tout savoir de votre pratique, ajoute-t-elle. Elle recommande d’avoir ce qu’elle appelle « un double d’urgence », quelqu’un « à qui vous faites confiance et pouvez confier vos dossiers et vos clients, et à qui vous pouvez demander de prendre votre place si vous êtes dans la totale incapacité de travailler ». Cette personne devrait posséder votre mot de passe pour pouvoir agir sans délai en prenant votre place et en accédant à vos dossiers.

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La pratique

Stressé? Recette pour éviter l’épuisement professionnel

Par Ann Macaulay juillet 7, 2017 7 juillet 2017

Stressé? Recette pour éviter l’épuisement professionnel

 

Maints jeunes juristes ont du mal à faire face à un stress important qui finit par les conduire à quitter la profession. Les conflits, les longues heures de travail, les clients exigeants, la concurrence et les pressions constantes pour atteindre la perfection peuvent être stressants, même pour les avocats et avocates les plus endurcis et chevronnés.

Heureusement, il existe de nombreuses façons de composer avec le stress, avant que l’épuisement professionnel s’installe. La plupart commencent par les recettes de base pour combattre le stress, à savoir l’activité physique, une nourriture saine et un nombre d’heures de sommeil adéquat, sans oublier de prendre des vacances, de méditer, de pratiquer la pleine conscience et de ne pas s’isoler du reste du monde. Cependant, il existe d’autres remèdes.

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Anti-corruption

Mieux vaut faire les affaires proprement

Par Ann Macaulay septembre 2, 2016 2 septembre 2016

 

Il n’y a pas si longtemps encore, le versement de pots-de-vin aux fonctionnaires d’autres pays était simplement considéré comme l’une des charges d’exploitation des sociétés canadiennes présentes à l’étranger.

Fait surprenant, nombreux sont les avocats et les gens d’affaires qui ignorent encore à ce jour qu’il est illégal au Canada de corrompre un fonctionnaire ailleurs dans le monde ou de dissimuler ce genre de corruption, rapporte Michael Osborne d’Affleck Greene McMurtry à Toronto, membre de l’Équipe anticorruption de l’Association du Barreau canadien. « J’ai l’impression que bien des avocats et avocates croient que ce qui se passe dans [un autre] pays ne concerne que ce pays, et qu’ils ne se rendent pas compte qu’il s’agit d’une infraction. »

Mais depuis que les autorités se sont mises à appliquer fermement la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers (LCAPE; 1999) il y a quelques années, les personnes versant des pots-de-vin – de même que celles qui les acceptent – s’exposent à des amendes de millions de dollars et à de lourdes peines d’emprisonnement. Voilà qui devrait avoir un solide effet dissuasif, estime Me Osborne. « Si vous faites des affaires dans d’autres pays, vous devez connaître les règles, notamment la

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Carrefour des juristes

Juriste d'entreprise

Par Ann Macaulay juin 23, 2016 23 juin 2016

Juriste d'entreprise

Quand un avocat songe à quitter un organisme public ou un cabinet pour devenir juriste d’entreprise, c’est souvent en espérant trouver un meilleur équilibre travail-vie personnelle, un salaire stable, un régime de pension et – souhaitons-le – moins de stress.

Il faut toutefois y réfléchir à deux fois avant de faire le grand saut, prévient Jim Spurr, conseiller juridique et secrétaire au conseil de la Halifax Regional Water Commission : « N’allez pas croire que vos heures seront toujours prévisibles. Vous êtes salarié, mais il faut faire plus que du neuf à cinq pour mériter les avantages supplémentaires – parfois fort lucratifs – tels que primes annuelles, options d’achat d’actions et participation aux bénéfices en fonction du rendement. »

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Fusions & acquisitions

Le nouveau régime d’offre publique d’achat: Réduction des hostilités?

Par Ann Macaulay mai 31, 2016 31 mai 2016

Le nouveau régime d’offre publique d’achat: Réduction des hostilités?

 

Le Canada possède désormais un régime d’offre publique harmonisé grâce à la mise en œuvre, par les Autorités canadiennes en valeurs mobilières, de l’instrument national 62-104 intitulé « Offres publiques d’achat et de rachat » (Take-Over Bids and Issuer Bids). À partir du 9 mai, toutes les offres publiques d’achat non exonérées sont assorties d’une période d’offre de 105 jours, d’une exigence minimum d’offre de 50 % et d’une exigence de prorogation de 10 jours afin de permettre à d’autres parties prenantes de présenter une offre.

L’extension de la période minimum de dépôt pour les offres publiques d’achat (OPA) de 35  à 105 jours offre une période plus certaine en cas d’OPA hostile, égalisant « le pouvoir de négociation dont dispose le conseil visé face à une OPA hostile », déclare Frederic Duguay, du cabinet Hansell LLP à Toronto. « Cela donne au conseil de l’entreprise visée un meilleur délai pour évaluer l’offre, rechercher d’autres offres et présenter des recommandations à ses actionnaires quant à la question de savoir s’ils devraient accepter ou non cette offre particulière ou une solution de rechange stratégique proposée par le conseil. »

Deux exceptions limitent le délai accru pour présenter une offre : le conseil de l’entreprise visée peut publier un communiqué de presse indiquant que la période de dépôt des offres est plus courte, mais d’au moins 35 jours, et est acceptée par le conseil, ou il peut indiquer dans un communiqué de presse qu’il a convenu d’une transaction de rechange.

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