Kim Covert

Il est grand temps d’établir un commissariat national à l’enfance et à l’adolescence

juin 22 2018 22 juin 2018

 

Le Canada est un pays où il fait bon vivre, plein de promesses pour la génération actuelle et les suivantes. Pourtant, malgré les obligations, dont celle d’en créer une, que lui imposent les traités internationaux, le Canada n’a toujours pas d’entité qui puisse veiller à ce que ces promesses soient tenues.

Lorsque le Canada a ratifié la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant en 1991, il a accepté, entre autres, l’obligation d’établir un commissariat national à l’enfance et à l’adolescence. Il y a six ans, dans ses observations finales au sujet du troisième et quatrième rapport du Canada sur la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant, le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies a de nouveau exhorté le Canada à établir un tel commissariat.

Aujourd’hui, alors que le Canada va produire son cinquième et son sixième rapport plus tard cette année, « [traduction] il est temps de procéder sans tarder, et de façon définitive, pour répondre aux recommandations du comité des Nations Unies », écrit Kerry Simmons, c.r., présidente de l’ABC, dans une lettre (uniquement en anglais) adressée au premier ministre Justin Trudeau, qui est aussi ministre de la Jeunesse.

« Trois projets de loi émanant de députés déposés devant le Parlement qui exhortent à la création d’un tel commissariat étaient appuyés par les membres du Parti libéral », soulignait-elle. « Il serait donc tout indiqué que les engagements pris par votre parti alors qu’il était dans l’Opposition soient concrétisés maintenant qu’il est à la barre. »

Le gouvernement devrait également profiter de cette occasion pour collaborer avec les Autochtones afin de veiller à ce que les droits et intérêts des enfants et jeunes autochtones fassent l’objet de promotion et protection robustes, a-t-elle dit.

« Les domaines de compétence fédérale tels que l’immigration, le statut de réfugié et la citoyenneté, la justice pénale pour les adolescents, le financement des services dans les réserves, le droit du divorce, la fiscalité et les avantages sociaux fédéraux sont des enjeux cruciaux pour les enfants qui pourraient, en toute efficacité, être abordés par un commissariat national à l’enfance et à l’adolescence », a-t-elle écrit. « Les incidences des interventions de ce commissariat seraient renforcées au moyen de consultations et de la participation des provinces, territoires et communautés autochtones. »

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