La force de la perspective

The Canadian Bar Association

Yves Faguy

HackJustice: La technologie au service de l'accès à la justice

février 6 2017 6 février 2017

 

Pendant deux jours, plusieurs participants se sont rencontrés au MaRS Discovery District et au Laboratoire de cyberjustice à l’Université de Montréal à l’occasion de Hackjustice, une activité commanditée en collaboration avec l’ABC, pour coder et créer des applications technologiques qui amélioreront l’accès à la justice.

« J’ai vraiment été impressionnée et étonnée par les technologies que nos participants à HackJustice ont pu concevoir en ce qui s’est résumé à environ 10 heures de travail », a dit Nicole Aylwin, directrice adjointe au Winkler Institute for Dispute Resolution. « C’était vraiment motivant de voir comment les conversations au sujet du rôle joué par la technologie juridique dans l’amélioration de l’accès à la justice ont aidé les participants à créer en connaissance de cause. »

Chaque équipe participante a dû choisir un défi, puis présenter sa solution technologique à un groupe de juges. Les trois défis étaient les suivants : élaborer des moyens d’utiliser les médias sociaux pour solliciter et habiliter la participation du public à l’établissement de politiques, pour résoudre les litiges en matière de consommation, et pour élaborer des outils pour aider les gens à faire face à leurs problèmes juridiques quotidiens.

À Toronto, le premier prix a été décerné à Pre-resolve pour la création d’un site Web et d’une application mobile qui estiment le temps et le coût de diverses options de règlement de problèmes juridiques en matière familiale. L’application permet aux utilisateurs de fournir certains détails concernant leur situation particulière puis retrouve des données auprès de diverses sources pour indiquer le possible coût d’une médiation par rapport à un procès, par exemple. L’idée étant que l’accès à ces estimations aidera les familles à faire le choix qui leur convient le mieux, tant du point de vue émotionnel que financier. 

LearnMeTO a pris la deuxième place à Toronto. Il s’agit d’une application mobile qui retrouve des données sur le site Web Toronto Councilmatic au sujet notamment des réunions, et des ordres du jour de la mairie, et les présente aux utilisateurs qui ont indiqué s’intéresser à des sujets particuliers en matière de politique municipale ou à des propositions connexes à un lieu particulier.

À Montréal, Democrati.ca a remporté la palme avec une application visant à améliorer la participation des citoyens à l’élaboration des politiques. Plus précisément, elle aide les gens à communiquer des pétitions aux élus municipaux. La deuxième place a été décernée à League of Lawyers. L’équipe a produit une application qui aide l’utilisateur à payer ou à contester ses amendes et lui fournit les renseignements nécessaires pour l’aider à se conformer à la procédure adéquate.

Nicolas Vermeys, le directeur adjoint du Laboratoire de cyberjustice, a déclaré que toutes les équipes avaient réussi à aborder de réels problèmes d’accès à la justice. « Les juges tant montréalais que torontois ont d’ailleurs souligné à quel point leur tâche était difficile », a-t-il affirmé. « J’ai surtout apprécié l’esprit de camaraderie entre l’ensemble des équipes lors des présentations. »

 

 

 

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