Entrevue avec Naiomi W. Metallic

Par CBA/ABC National Printemps 2017

Entrevue avec Naiomi W. Metallic

 

Naiomi Metallic a été la première Mi’kmaque à occuper un poste d’auxiliaire juridique à la Cour suprême du Canada. L’avocate de Halifax occupe la Chaire de la chancellerie en politique et droit autochtones de la faculté de droit Schulich de l’Université Dalhousie.

ABC National: Qui a eu la plus forte influence sur vous et pourquoi?

Naiomi Metallic: Mon père. Ma mère. Ma professeure d’anglais à l’école secondaire, Ora Watson. La professeure de mi’kmaq qui a encouragé mes études en droit, Patti Doyle-Bedwell. L’honorable Michel Bastarache, qui m’a choisie parmi tous les candidats pour être son auxiliaire juridique. Mon mari, Al Mcpherson.

N: Si vous aviez une devise personnelle, quelle serait-elle? 

NM: Traitez les autres comme vous souhaitez être traité.

N: Que feriez-vous si vous pouviez prendre une année de congé?

NM: Je ferais une immersion complète dans la langue, la culture, la vision du monde, les principes et les lois des Mi’kmaqs.

N: Nommez trois livres qui vous ont influencée

NM: The Unjust Society, de Harold Cardinal, et Skyscrapers Hide the Heavens, de J.R. Miller, m’ont réellement permis d’en apprendre beaucoup sur la façon dont l’État a traité les peuples autochtones tout au long de l’histoire, et ce, d’une façon qu’on ne m’avait pas enseignée à l’école secondaire. 1984 de George Orwell a influencé ma compréhension des relations entre les citoyens et l’État tout en m’aidant en tant que jeune à comprendre que l’État n’agit pas toujours de façon irrépréhensible.

N: Quelle nouvelle aptitude aimeriez-vous acquérir et pourquoi?

NM: Parler le mi’kmaq, car c’est important pour être mi’kmaq et comprendre notre vision du monde. J’aimerais aussi apprendre des danses traditionnelles, mais je suis probablement trop vieille pour ça maintenant.

N: Si vous n’étiez pas avocate, que seriez-vous?

NM: Je pense souvent que j’aurais beaucoup de plaisir à participer à l’exploitation du restaurant de mon mari, peut-être comme gérante de plancher.

N: Quel conseil vous donneriez-vous si vous pouviez remonter dans le temps?

NM: Je me dirais de passer plus de temps avec mon père lorsque j’étais adolescente et jeune adulte. Il est décédé quand j’avais 28 ans.

N: Si vous pouviez changer une chose dans la pratique du droit, quelle serait-elle?

NM: Je ferais en sorte que la pratique reflète davantage les collectivités historiquement défavorisées et qu’elle leur soit plus accessible. 

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