Cinq conseils financiers pour les jeunes juristes

Par Julie Sobowale juillet 3, 20183 juillet 2018

Cinq conseils financiers pour les jeunes juristes

 

Vous avez travaillé d’arrache-pied pour décrocher votre diplôme en droit, puis tout au long de votre stage et, enfin, pour obtenir votre admission au barreau avec, à la clé, un bon emploi qui paie bien. Vous pouvez maintenant vous reposer sur vos lauriers si durement gagnés. C’est bien cela, non?

Oui, sauf que… vous avez contracté des dettes pour faire vos études, vous devez vous acheter des vêtements, et vous pensiez vous acheter une maison…

« Vous avez un très gros salaire. Vous n’avez probablement jamais gagné autant d’argent, mais vous avez une dette considérable », dit Jessica Moorhouse, conseillère financière agréée spécialisée dans les rapports avec les personnes de la génération du millénaire. « Les jeunes juristes peuvent finir par dépenser tellement pour satisfaire à ce mode de vie qu’ils ont du mal à rembourser leur dette. Si, en plus, vous achetez une maison, les dépenses s’accumulent rapidement. »

Décrocher votre premier emploi de juriste peut vous permettre d’ancrer un bon avenir financier. Cependant, vous avez étudié le droit et non les finances personnelles. Alors, que doit faire un jeune juriste? Le meilleur conseil repose sur le sens commun; ce qui va sans dire, mais encore mieux en le redisant de temps en temps. Voici donc quelques conseils relevant du sens commun qui vous permettront de prendre un bon départ financier.

1. Établissez un budget

Les budgets les plus efficaces sont fondés non pas sur vos dépenses, mais sur la façon dont vous dépensez. Où passe donc tout votre argent? Sur un mois environ, tenez le compte de la destination de vos dépenses, puis décidez quels sont les domaines dans lesquels vous devez dépenser plus ou moins, en fonction de vos objectifs.

Pour que votre budget ait un sens, assumez-en la responsabilité. Faites part de vos plans financiers à vos amis et à votre famille pour obtenir leur soutien moral.

« Nous devons parler de ne pas dépenser », dit Mme Moorhouse. « Vous pouvez avertir vos collègues que vous n’allez pas manger au restaurant aussi fréquemment qu’avant parce que vous devez rembourser votre prêt étudiant. Les gens comprendront. »

2. Cherchez des moyens de faire des économies

Il est midi 59 et vous avez l’estomac dans les talons. Comme d’habitude, vous n’avez pas eu le temps de vous préparer un sandwich ce matin, alors vous vous dirigez tout droit vers l’aire de restauration la plus proche. C’est rapide, pratique… et très cher. Selon Capital One Canada et Credit Canada, le Canadien moyen dépense près de 200 dollars par mois en repas qu’il n’a pas préparé lui-même.

Le petit café quotidien est une autre dépense qui peut généralement être éliminée. Le logement est une autre dépense pouvant rapidement atteindre des sommets.

Lorsqu’Adam Freedman faisait son stage puis a commencé à travailler en tant qu’avocat dans le cabinet Torys LLP, il a décidé de vivre chez ses parents, pour économiser de l’argent.

« J’avais la chance de pouvoir habiter chez mes parents », dit-il alors qu’il est maintenant associé dans le cabinet Keslassy Freedman Gelfand LLP. « J’ai investi de l’argent dans des CPG et j’ai réussi à économiser des espèces. Mon cabinet a payé une partie des frais d’études pour ma troisième année, ce qui a été un énorme avantage pour moi. Les prix pour l’hébergement à Toronto étaient tellement élevés que je savais que je devais travailler d’arrache-pied et économiser chaque centime. Mon épouse et moi-même, juste après notre mariage, vivions pratiquement dans un taudis, mais nous avons économisé énormément d’argent en étant frugaux et en ne vivant pas au-dessus de nos moyens. L’appartement était situé dans un quartier décent, mais était très petit, n’avait pas l’air climatisé, et le garage était dangereux. Nous avons peu dépensé et seulement pour ce qui était fondamental. »

Acheter toute une garde-robe, dont sans doute des toges, peut également s’avérer très onéreux, surtout pour les femmes.

 « On s’attend à ce que les femmes ne portent pas toujours la même chose. Vous devez rechercher et trouver les bonnes affaires », dit Jessica Moorhouse. « Cela prend du temps pour avoir les vêtements dont vous avez besoin pour avoir l’air professionnelle. Point n’est besoin de toujours acheter des vêtements de marque. En matière d’économies, les petits ruisseaux font les grandes rivières. »

3. Examinez les plans de remboursement de votre dette

Sachez le genre de dettes que vous avez : prêt étudiant, marge de crédit ou autres. Classez-les par ordre de priorité en fonction des taux d’intérêt. De façon générale, mieux vaut rembourser en premier les dettes ayant le plus fort taux d’intérêt.

« Ne contractez pas de dettes supplémentaires », déclare Mme Moorhouse. « Si vous le pouvez, ne dépensez que ce que vous permet votre revenu. La date d’échéance pour les prêts étudiants peut-être trompeuse. Si vous payez le minimum, et c’est généralement ce que font les gens, il vous faudra entre 10 et 15 ans pour éteindre votre dette. Vous devriez vérifier quel est votre taux d’intérêt, combien vous gagnez et combien vous pouvez vous permettre de verser pour éteindre votre dette plus tôt. »

4. Trois à six mois de frais de subsistance pour les urgences

C’est ce qui est difficile. Lorsque vous avez une large dette, il peut être tentant d’utiliser la plus grande partie de votre revenu pour l’éteindre. Assurez-vous qu’une portion de votre paie est automatiquement versée dans un compte d’épargne même si vous n’épargnez que quelques dollars par mois, vous vous habituerez à économiser.

« Vous ne devriez pas juste avoir l’habitude de rembourser des dettes », dit Jessica Moorhouse. « Vous devez équilibrer le remboursement de vos dettes et les économies à long terme. Ce n’est pas très attrayant, mais vous devez établir les meilleures conditions pour prospérer. »

5. Engagez un conseiller en planification financière

Si vous avez l’impression d’être dépassé par la situation, engagez un conseiller en planification financière, dit Mme Moorhouse.

« Recherchez de l’aide. C’est la même chose que d’engager un entraîneur personnel. Certaines personnes s’entraînent au gymnase par elles-mêmes et d’autres préfèrent engager un entraîneur personnel, soit pour se responsabiliser, soit pour l’assistance qu’il apporte. »

Lorsque vous recherchez un conseiller en planification financière, cherchez parmi ceux qui sont entièrement agréés par le Financial Planning Standards Council ou la Canadian Association of Credit Counselling Services, et ceux qui ne sont pas obligés de vous vendre leurs produits. N’oubliez pas que seuls les courtiers en placement peuvent conseiller en matière de placements.

« En ce qui concerne les placements, les gens pensent que vous pouvez vous borner à confier l’argent à un conseiller en planification financière », dit Jessica Moorhouse. « Vous devez d’abord apprendre comment investir. Tenez compte de vos besoins. »

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